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Vous aimiez Des mondes en lutte(s), rien n’assure que vous aimerez Isegoria,
Mais rien ne vous empêche de tenter l’expérience…
Allez, ne versons pas dans l’émotion exagérée, dans la joie orchestrée, dans le discours solennel. Ouvrir un nouveau blog, cela n’a rien d’officiel. On ne va pas faire sauter le bouchon d’un magnum de champagne pour un non-évènement. En plus, ce n’est pas mon premier blog. C’est une simple évolution. Dans le juste cours des choses, après presque quatre mois d’un silence salvateur. Alors, juste pour "marquer le coup", voilà quelques petites choses, au passage.
Les blogs sont-ils morts ? Je n’en sais rien. Et à vrai dire, je me fous totalement de ce genre de débats sans fond, de ces verbiages sans consistance. En débattre, c’est déjà montrer le signe de la vitalité de la blogosphère. Tout ce que je vois, c’est que le blog est, à mon sens, l’outil libre, citoyen et (presque) gratuit qui permet le plus facilement de s’exprimer. Il permet surtout de faire vivre la devise qui trône fièrement en haut de page du Canard enchaîné : La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas. C’est tout. Et c’est déjà beaucoup. Isegoria, c’est ma façon de prendre part au débat public, de m’en imprégner tous les jours. Et, modestement, et si possible, d’y apporter, tout au plus, un autre regard. Pas un regard de plus, je l’espère. Mais un autre…
Alors pourquoi Isegoria ? Pourquoi abandonner Regard sur… ? J’ai envie de dire, comme ça. Pour changer. Avant tout, c’était pour avoir un outil et une plateforme plus libres. J’ai signé avec DotClear et Gandi. Mais j’aurais pu seulement déplacer l’ancien blog. Résultat j’ai tout changé. Pour retrouver le goût incomparable de la joie du gosse qui s’amuse avec son nouveau jouet. Pour ressentir le plaisir, au moment où tout le monde court après la starisation pipolaire et/ou l’audience lemeuresque, de reprendre tout à zéro, de retourner à la racine, tout en bas. Comme un défi. Tout recommencer. Petit pied de nez, avec un grand sourire. Et aussi, un peu, pour évoluer. Après le regard, voilà la parole avec Isegoria. Un pas de plus, symbolique certes, dans l’engagement, peut-être.Pour être plus complet, plus divers. Plus écologiste. Plus utopiste, sûrement. Plus mûr, allez savoir. Dans la vie, à tous les âges, on grandit, on apprend. Un blog doit pouvoir suivre ces pages qui se tournent. Pourquoi Isegoria ? En fait, il n’y a qu’une seule vraie réponse. Parce que j’aime ça !
Pour le reste, rien de bien révolutionnaire (je parle de la forme, s’entend !).
Pour tous, à très bientôt, je l’espère. Pour partager, dialoguer, et peut-être découvrir, et même pourquoi pas, y prendre du plaisir. Et puis, n’oublions pas, (re)prenons la parole pour construire un monde écologique, humain, solidaire et fraternel dans lequel nous sommes des acteurs libres et non des spectateurs ou des témoins désabusés. Rêvons, mais rêvons éveillés, car l’utopie d’aujourd’hui sera la réalité de demain… !














